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RĂ©sidence aux Lilas

Yan Allegret est artiste associé à la ville des Lilas

pour la saison 2016-2017 

La compagnie & Soweiter est en rĂ©sidence aux Lilas pour la saison 2016 – 2017, dans le cadre de Mon voisin est un artiste.
Ce dispositif est porté par le Garde-Chasse, Lilas en ScÚne et reçoit le soutien du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis.

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Le rĂȘve du papillon


avec Yan Allegret, Deborah Pairetti, Yann Féry

Pour la fin de la rĂ©sidence d’un an aux Lilas
de la Compagnie (&) So Weiter

Performance création au Théùtre du Garde Chasse des Lilas

le vendredi 10 novembre, de 17h30 Ă  21h30

EntrĂ©e libre – ScĂ©ances de 30 minutes qui s’enchaĂźnent 

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La CitĂ© des rĂȘves

Installation sonore et lumineuse

avec affichage des 115 rĂȘves des habitants des Lilas

Du 26 au 29 juin 2017 Ă  21H45

Parc Lucie Aubrac, les Lilas

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“Coudre le ciel Ă  la terre”

Reprise de la lecture musicale de Christian Bobin avec Yann Féry.

Carte blanche N°3

Jeudi 15 juin Ă  16 H 30 au club des Hortensias
allée des Hortensias aux Lilas.

Entrée libre. 

Dans le cadre de ma rĂ©sidence, j’ai nouĂ© un lien particulier avec cet endroit, oĂč les retraitĂ©s se retrouvent. Atelier d’Ă©criture, mais aussi trĂšs vite, lecture Ă  voix haute, discussions sur la voie de l’Ă©criture. 
Peu Ă  peu, un espace Ă  part s’est crĂ©Ă©. Chaque vendredi, pendant trois heures, Ă©chapper Ă  tout: rĂŽle, fonction, rendement. A la place, laisser quelque chose infiltrer le temps. Une disponibilitĂ©. Une acuitĂ© diffĂ©rente. S’Ă©crire non plus comme un homme, une femme, un retraitĂ©, un actif, mais comme un paysage. IndĂ©fectiblement, l’humain comme paysage. 
A partir de là, les mots de Bobin paraissaient évidents à dire, là. Précisément là.

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La CitĂ© des rĂȘves

 

Installation sonore et lumineuse

Du 26 juin au 29 juin Ă  21H45


Parc Lucie Aubrac, les Lilas

“Dans mon rĂȘve je suis dans une forĂȘt trĂšs dense je suis perdu avec mon ami P. Tout d’un coup on voit deux lions qui nous coursaient et qu’ils n’avaient qu’une envie c’était de nous dĂ©vorer. On courait et lĂ  je me rĂ©veille.”

Matthieu, 15 ans

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La collecte de rĂȘves

” Lorsque j’ai commencĂ© Ă  travailler sur les rĂȘves des gens, je pensais que cela me conduirait au thĂ©Ăątre.
Mais quand j’ai enregistrĂ© les rĂ©cits des rĂȘves d’enfants, d’adultes, des rĂȘves d’une phrase, d’une page, lorsque j’ai dĂ©cidĂ© de ne rien retoucher, de ne pas sĂ©lectionner, quelque chose s’est dĂ©placĂ©. L’immatĂ©riel des voix dans l’espace suffisait, les rĂȘves se rĂ©pondaient entre eux, rĂ©sonnaient, et dessinaient un infini qui n’avait pas besoin d’une fiction supplĂ©mentaire.
On se situe avant… ou aprĂšs le thĂ©Ăątre.
Plus de corps. Il ne reste que des voix.
Enregistrer les rĂ©cits par d’autres personnes que les rĂȘveurs suffisait Ă  opĂ©rer le dĂ©placement. Quelque chose s’ouvre, Ă  ce moment lĂ , quand le vieillard dit le rĂȘve de l’enfant de huit ans, quand l’adolescente dit celui de la femme de cinquante ans…Quelque se met Ă  circuler.
Faire rĂ©sonner ces voix dans un espace, c’Ă©tait le seul acte nĂ©cessaire. Ensuite, c’Ă©tait comment et oĂč les faire entendre. Instinctivement: en lien avec la nature.
De la mĂȘme maniĂšre que les mots des anonymes suffisent Ă  dĂ©montrer l’existence d’une poĂ©tique commune, les prĂ©sences du vent, des arbres, de l’aube, du crĂ©puscule ou de la nuit se chargeaient de la mise en scĂšne.
Alors, l’Ă©criture qui restait Ă  faire Ă©tait d’une finesse diffĂ©rente. Mettre en lien. Avec une attention, une prĂ©cision et un effacement mĂȘlĂ©s.
MĂȘler encore, avec ceux qui entendent, et qui rĂȘvent aussi. C’est l’enjeu prĂ©sent.
Rendez-vous fin juin… “

Yan Allegret 

Les habitants des Lilas enregistrent les rĂȘves collectĂ©s dans la ville. Tout se mĂ©lange. Les personnes ĂągĂ©es disent des rĂȘves d’enfants, les femmes disent des rĂȘves d’homme, Etc…
BientĂŽt, les voix rĂ©sonneront Ă  la tombĂ©e de la nuit, dans le parc public Lucie Aubrac. À suivre…

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“La beautĂ© nous soulĂšve dans ses bras, nous porte quelques instants Ă  la hauteur de son visage, comme font les mĂšres avec les tout petits enfants pour les embrasser, et puis, sans prĂ©venir, elle nous repose Ă  terre, nous remet Ă  notre vie trĂ©buchante – comme font les mĂšres.”

Christian Bobin.

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Le Kojiki – Demande Ă  ceux qui dorment

de Yann Allegret

ThĂ©Ăątre du Garde-Chasse – Les Lilas 

Les 17  Janvier  aprÚs-midi

et 18 Janvier au matin

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Lecture du Kojiki – Demande Ă  ceux qui dorment

 à la librairie “Folies d’Encre”

par Yan Allegret artiste résident

en lien avec le spectacle jeune public du mĂȘme nom.

 

samedi 14 janvier Ă  16h

Adresse de la librairie : 3 Rue du Garde Chasse, 93260 Les Lilas.

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Lilas en scĂšne

Carte blanche Ă  Yan Allegret

26 novembre 2016 Ă  20 h

PremiĂšre lecture d’extraits de “Jeanne”

le nouveau texte de Yan Allegret

Avec :
JĂ©zabel d’Alexis : Jeanne
LĂ©a Perret : Lou Reed
Yan Allegret : Eloi
Assistanat : Louise Dudek

“… Jeanne : “Perdez-vous. N’ayez pas peur. Allez dans la forĂȘt profonde. Marchez sur vos Ă©tendues de glace. Parcourez vos dĂ©serts, vos villes juste avant qu’elles ne s’effondrent. Embrassez vos mĂšres, vos enfants. Embrassez la terre, posez votre visage sur elle, mettez vos mains dedans, dans la matiĂšre, entrez tout entiers dans la glaise, dans la neige, dans le bois tendre des arbres jeunes, tenez vous droit pour accueillir la foudre, Ă©treignez vos absents avant qu’elle ne vous frappe, saluez vos morts, saluez vos morts de ma part. Fracassez vous contre les rochers et revenez intacts, n’ayez pas peur, courez, courez, allez chercher la chute, courez, vous ne risquez rien, volez, dĂ©chirez les brumes, soyez immobiles les yeux fermĂ©s au milieu du ciel, lĂ©chez le soleil et redescendez le fleuve jusqu’à la source, laissez vous flotter dans les ventres, laissez vous porter par le moindre courant. Faites l’amour et renaissez. Renaissez sans cesse. Prenez enfin tous les risques. Pleurez vos larmes et celles des autres, soyez de tous les festins, de toutes les Ă©treintes. N’ayez pas peur. RĂ©conciliez-vous, faites la jonction, accueillez les bĂȘtes comme les enfants, construisez leur un pont pour qu’ils se rencontrent et observez, dansez, plongez dans un vide sans fond, faites la paix avec vous-mĂȘmes, mariez-vous Ă  vos terreurs, aux paysages les plus amples, Ă  vous-mĂȘmes, mariez-vous Ă  la falaise, au corbeau, Ă  la nuit, Ă  la main qui tient la vĂŽtre depuis le dĂ©but et que vous n’aviez jamais vue. Ne vous inquiĂ©tez pas. Dormez. N’ayez pas peur. De l’autre cĂŽtĂ© de vos portes je suis lĂ  et je marche dans les couloirs. Ne vous inquiĂ©tez pas. Il ne vous arrivera rien, je vous le jure. Pas ce soir. Pas cette nuit. Non, pas cette nuit. Je suis lĂ …”

 Lilas en ScĂšne, lieu de fabrique, lieu d’échange, lieu du possible, s’inscrit dans une tendance nouvelle du paysage culturel : l’élaboration de dispositifs inĂ©dits de crĂ©ation et de diffusion.

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Workshop d’une semaine à Lilas en ScĂšne

autour de ” La collecte de rĂȘves “ 

du 19 au 23/09/2016