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Rachel (2001-2005)

 

8 différentes créations de « Rachel ». 3bisF lieu d’art contemporain (Aix-en-Provence), forum de Blanc Mesnil, festival d’Almada (Portugal), Théâtre l’Astronef (Marseille), Théâtre des Bernardines (Marseille), festival Acteurs, acteurs (Tours), éditions 2003 et 2001, Festival nous n’irons pas à Avignon (Vitry-sur-Seine).

 

 

Un espace Ă  l’abandon, rivage, terrain vague ou limite du monde.
Un homme au dedans. Seul, muet.
Rachel entre. Une voix se met Ă  parler.
RĂ©cit d’une course. TraversĂ©e de pays, de villes, de visages, Ă  l’affĂ»t d’une promesse.
“Je vous ai cherchĂ©. Sur tant d’autres terres. J’ai usĂ© mon corps Ă  chercher mes frères en chacun de vous”.
La fragilitĂ© des mots parle d’une heure oĂą les questions ressassĂ©es ne trouvent rĂ©ponse qu’Ă  travers une main que l’on tend, au besoin dans le vide.
La voix est adressĂ©e. A elle-mĂŞme. A l’homme. A la masse du public devant elle. Ou au delĂ .
Un appel. Un aveu. Une possibilité de renoncement.
Enfin une irrésolution, portée comme seule protection et comme seule arme face au silence et à la chute des corps dans les caniveaux, les charniers, les supermarchés.
L’homme reste muet.
Seuls des contacts entre les deux corps adviennent, comme une ponctuation.
“Et moi, je prĂ©tendais aimer d’une façon aberrante”.
Derniers mots de celle dont la recherche sans fin n’aboutit qu’Ă  la rencontre avec un corps mort. Le sien. Le vĂ´tre. Celui d’un frère. D’un Ă©tranger. D’une humanitĂ© toute entière.
Des dĂ©combres de l’immobilitĂ©/du silence commencera un mouvement.

Yan Allegret (2001)

Extraits de la création franco-portugaise de Rachel (2003)

« Du haut des montagnes que j’ai gravies, j’ai vu les grandes villes ruisselantes de transpiration et les villages minces comme de la poussière. Kigali. Kisangani. Je les ai traversĂ©s, les gens se retournaient sur mon passage. J’ai couru Ă  certains moments pour Ă©chapper au danger. Fui la sauvagerie des animaux de la ville, l’âpretĂ© des nĂ©ons. Le plateau du Kordofan. Le vent avant l’orage. La pluie dans la bouche. Khartoum. Le Nil Blanc et le Nil Bleu. Je n’ai pas compris les mots que l’on m’adressait. Les insultes. Les questions. Ou les dĂ©clarations d’amour. J’ai marchĂ© encore. »
extrait

Distribution

Texte, mise en scène et scénographie / Yan Allegret
Dramaturgie / Clyde Chabot
Lumières / Orazio Trotta