
Genèse
J'ai découvert le théâtre et la boxe en
même temps, il y a quinze ans.
De cette première rencontre, j'ai gardé une fascination
intacte pour l'incandescence qui traverse ces deux espaces; le
plateau et le ring.
Parallèlement à mon engagement dans la voie théâtrale, j'ai développé au fil des ans un attrait grandissant pour les disciplines de combat. Que ce soit dans des formes rituelles, sportives ou martiales. La représentation réelle de l'affrontement, la mise en jeu véritable du corps et la tension qui en résulte m'intéressent et rejoignent mes questionnements et convictions quant au théâtre.
La boxe a été le point
de départ. Je me suis intéressé depuis aux
arts martiaux traditionnels japonais, à la boxe pieds-poings,
au combat libre, au sumo
Depuis dix ans, la pratique de l'Aïkido m'a également
permis d'accéder à une dimension plus profonde de
l'affrontement, qui relie le corps et l'esprit, et qui dépasse
la notion de victoire ou de défaite.
La relation aux disciplines de combat existe dans mon travail. Elle le nourrit, le met en perspective; elle traverse aussi bien l'écriture que le jeu ou la mise en scène. Dans mes dernières créations, ce lien est devenu plus profond, plus subtil. Il a commencé à s'incarner sur le plateau, jusqu'à devenir un enjeu majeur.
Le projet « La plénitude
des cendres » se propose de franchir un pas dans
ce rapport et de transformer le parallèle en face-à-face,
en mettant en scène sur le plateau une confrontation entre
le théâtre et la boxe.
Yan Allegret
Novembre 2005
Comme le plateau, le ring est un
espace pauvre. Ancien.
On en retrouve des représentations dans l'antiquité
grecque (le pancrace) comme dans le Japon féodal (le dohyo
du sumo). Le ring est l'espace d'une représentation, d'une
mise en scène de l'affrontement. Il a évolué
dans sa forme au fil des siècles et des cultures, mais
il reste fondamentalement le même, à l'instar du
plateau: un espace d'intense présent.
Assister à un combat, c'est être face à des forces primaires de vie et de mort, à la fois symboliques et réelles. C'est être face à une violence qui, en s'incarnant, agit comme exutoire de notre violence propre. C'est enfin la reproduction d'une scène archétype, ancestrale, dans laquelle deux êtres s'affrontent, selon des codes définis, sous le regard d'un public.
La beauté du combat ne s'arrête
pas aux sublimes ballets d'assauts, d'esquives, d'enchaînements
et de déplacements des corps. Elle prend toute sa dimension
esthétique lorsque les hommes tombent, et touche au sublime
quand il s'agit des idoles.
J'ai, face à moi, des êtres vivants qui, dans la
lumière, deviennent les métaphores de ma propre
condition: de mes sommets et de mes naufrages.
J'entrevois aujourd'hui le plateau
et le ring comme des espaces frères.
On ne monte pas sur scène ou entre quatre cordes impunément.
On n'en sort pas indemne. Celui qui y pénètre est
au pied du mur, seul, sous le regard des autres et en même
temps dans une possibilité de communion, de transcendance.
Tout comme le plateau, le ring est un endroit de surgissement de la violence; mais j'entends ce mot dans le sens où l'entend Jean Genet: « l'apparition sans compromis de la vie elle-même ».
Aujourd'hui, notre société
tend vers une virtualité et une individualité croissantes.
Face à cela, le ring ou le plateau apparaissent comme des
espaces en résistance, des espaces pauvres, d'incarnation
brute, de présence immédiate. Des espaces collectifs
où l'on peut sentir les présences, les souffles,
les tremblements inhérents à toute manifestation
de vie.
Rencontre avec Hacine Chérifi,
ancien champion du monde des poids moyens.
J'ai eu besoin, pour ancrer ce projet dans une véritable confrontation, de mesurer mes intuitions à la réalité du monde de la boxe. La rencontre avec Hacine Chérifi a été le déclencheur final.
Hacine Cherifi est un boxeur français.
Il a été champion du monde des poids moyens en 1998
(nul avant lui ne l'avait été depuis Marcel Cerdan,
nul ne l'a été depuis), champion d'Europe (1996)
et quatre fois champion de France entre 1995 et 2002. Son parcours
est d'une richesse exceptionnelle. Il est le seul boxeur français
dans sa catégorie à avoir pu rencontrer tous les
plus grands noms mondiaux de la dernière décennie
(Felix Trinidad, William Joppy, Keith Holmes, Harry Simon). Il
a boxé des légendes comme des seconds couteaux,
a combattu dans les temples américains (Las Vegas, Washington)
comme dans les petites salles de banlieue.
Hacine Chérifi est reconnu comme un boxeur dur, offensif,
mais aussi humble et généreux.
Après avoir boxé au plus haut niveau pendant treize
ans (1992-2005), Hacine Chérifi a raccroché les
gants en Juin 2005. Il totalise 48 combats, 36 victoires dont
20 par Ko, 1 nul et 11 défaites.
De par son trajet long, emprunt
de chutes, de sommets et d'une détermination jamais démentie,
Hacine Chérifi incarne à mes yeux, plus que tout
autre combattant en France, la boxe dans toute sa complexité,
sa beauté, son humanité.
Je suis allé le rencontrer à Lyon, il y a deux ans.
Je l'ai écouté parler de ses combats.
J'ai retrouvé dans sa parole la même solitude que
celle de l'acteur de théâtre, la même lente
préparation souterraine, la même nécessité
d'être au présent, le même vertige face au
public et les mêmes cendres après la confrontation.
Entendre Hacine Chérifi parler
de sa carrière m'a aussi permis de redécouvrir la
puissance d'évocation de la parole. J'ai éprouvé
tout au long de nos conversations une véritable expérience
du pouvoir des mots sur l'imaginaire. Comme cela arrive parfois
au théâtre. Il n'y a rien sur le plateau. Un être
parle et soudain, sur le fil tendu entre celui qui parle et celui
qui entend, il y a tout.
Le récit qu'Hacine Chérifi a fait de ses affrontements
passés a créé en moi des images, des sons,
des rythmes, des intensités; J'ai vécu à
travers la parole nue du combattant des assauts que je ne verrai
jamais. Cela m'a ramené de manière troublante à
certains monologues des tragédies grecques. Quand le messager
qui a vécu et survécu à la bataille vient
en faire le récit à ceux qui ne l'ont pas traversée;
l'acte de la parole mêlant alors passé et présent,
les mots devenant à la fois les instruments du récit
et les armes du combat qui renaît au présent.
Hacine Chérifi parle de la
boxe comme il a combattu sur le ring: avec la même flamme,
la même générosité. J'aurais pu écrire
sur le mode du documentaire un récit de son expérience.
Mais immédiatement, l'évidence s'est imposée
d'elle-même. Il fallait faire théâtre de cette
parole et la donner à entendre dans sa simplicité,
faire théâtre de la rencontre, des intuitions accumulées
au fil des années, et créer les conditions d'une
confrontation véritable. J'ai proposé à Hacine
Chérifi de participer à un projet qui mêlerait
boxe et théâtre, et qui impliquerait sa présence
sur le plateau. Il a accepté sur le champ. ( retour au sommaire )

- Comment tu définirais ta boxe ?
- Offensive. C'est ce qui m'a fait me retrouver à
terre sur pas mal de combats. En même temps, ça a
été ma force aussi. Même si je connais la
défense, la gestion du combat, ma boxe est toujours restée
offensive.
- Tu as gagné ton championnat du monde de cette
manière. En imposant ta boxe, en mettant la pression sur
Holmes pendant douze rounds.
- Oui. Souvent, on prend les deux premiers rounds pour
l'observation. C'était le temps dont Holmes avait besoin
pour s'installer et diriger le combat. Je suis rentré dedans
tout de suite, en cassant la distance, en imposant le corps à
corps. Et je l'ai emporté comme cela.
- J'ai noté quelque chose dans tes combats. Quand
tu es envoyé au sol, tu te relèves toujours, même
en difficulté. C'est toujours l'arbitre qui doit t'arrêter.
- Oui. (rires) Heureusement.
- Tu n'as jamais été KO ?
- Non. J'ai déjà été compté
jusqu'à Huit, jusqu'à dix, mais je n'ai jamais été
KO. L'arbitre n'a jamais arrêté le compte parce que
j'étais KO.
- Contre Sturm ?
- Contre Sturm, c'est un coup au foie. Impossible de me
relever. On le voit sur mon visage. Je n'ai jamais eu mal comme
ça. Tu sais, je suis tombé pas mal de fois, je me
suis toujours relevé mais là, au foie, c'est la
seule fois où j'ai été compté dix.
J'ai cru qu'il avait trouvé une ouverture mais en fait
non, le coup est parti comme ça, sans réfléchir
et il m'a touché. « Lucky punch ». Mais c'est
comme ça. C'est la boxe.
- Et avec Félix Trinidad?
- Il y a quelque chose qui est marrant. La première
fois que Trinidad me touche, dans le second round, je ne prends
pas le coup, j'accompagne, je rigole. Après quand il me
touche au quatrième round, là j'accuse le coup.
Je me dis: « si j'en prends un autre je vais être
KO ». Il me retouche, je tombe. Ca m'énerve. J'étais
plus énervé que touché. Et quand je me relève,
l'arbitre m'arrête. Il m'arrête parce que je fais
une erreur. Je me suis dit plus tard « heureusement que
j'ai fait cette erreur ». Quand l'arbitre me demande si
ça va je dis: « Oui ». Si tu vois le combat,
tu vois que je tourne le dos à l'arbitre. C'est là
que tu t'aperçois que je suis vraiment touché. Si
je ne m'étais pas retourné devant l'arbitre, il
me renvoyait au combat et là, j'étais KO. Heureusement,
je tourne la tête, je repars dans l'autre sens pour essayer
de récupérer et l'arbitre voit bien que je suis
déjà KO. Il arrête tout. Je me retourne, je
ne comprends pas. Sur le coup je me dis « Qu'est-ce qu'il
fait ? Je lui ai dit que ça allait! ». Je vois que
tout le monde monte sur le ring, je suis énervé.
Je regarde mon entraîneur et je vais le voir dans le coin:
« Je crois que l'arbitre a eu raison ». Comme ça.
Si je me retourne pas et que je reste debout, il me renvoie au
combat et là je serais resté comme une pomme parce
que j'étais vraiment KO.
Extrait d'interview Hacine Chérifi Yan Allegret.
Octobre 2005 ( retour au sommaire )
Présentation du projet
« la plénitude des cendres »
réunira sur le plateau un boxeur, un acteur et un auteur-metteur
en scène-interviewer. Deux formes d'écriture seront
présentes:
J'écrirai un premier texte pour l'acteur en amont.
Le second texte sera celui d'une interview d'Hacine Chérifi,
réalisée en direct chaque soir sur le plateau.
Texte pour l'acteur.
Le texte écrit pour l'acteur
dessinera les contours d'un espace hybride entre le plateau et
le ring, une fusion entre ces deux espaces, une essence de ce
qu'ils contiennent et représentent.
Cet espace sera nommé « l'endroit ».
De cet endroit naîtra la parole d'un homme, qui mêlera
la figure du combattant et celle de l'acteur. Sa parole sera le
récit d'une confrontation, structurée en trois temps,
trois époques. l'avant - le présent du face
à face - l'après.
Ces trois temps façonnent l'acte du combat comme
l'acte théâtral; j'y retrouve le même principe
de préparation lente et souterraine, les mêmes promesses,
peurs et désirs de la rencontre à venir. Puis le
même éphémère, le même présent
brûlant lorsqu'on entre dans le carré de lumière.
Et une fois la rencontre consumée, les mêmes cendres
sur la peau, sous la peau, et la découverte d'un autre
état, dans lequel la défaite comme la victoire n'ont
plus prise: « la plénitude des cendres ».
Du premier au dernier mot, il faudrait que l'on puisse se poser
la question: parle-t-on du ring ou du plateau ? Et puis, au fur
et à mesure, que l'on oublie de répondre à
cette question, avant de reconstruire lentement en son imaginaire
cet espace sans nom, et de faire siens ce trajet et ces mots.
Interview d'Hacine Chérifi
La forme de l'interview créera un autre rapport à
la parole, à la fois biographique et ancré dans
une réalité concrète et identifiable.
Il n'y aura pas de texte écrit.
Trois axes guideront l'interview : la carrière d'Hacine
Chérifi - les affrontements clés
le regard porté sur la boxe aujourd'hui.
Elle sera nourrie des conversations que nous menons depuis deux
ans.
Cette interview sera réalisée à destination
des spectateurs. Elle permettra au public de découvrir
ou redécouvrir l'univers pugilistique de l'intérieur,
en dehors des cadres réducteurs de la presse ou de la télévision,
à travers la présence et la parole du combattant.
( retour au sommaire )
Notes de travail en vue du plateau
Interview
La poursuite des entretiens entre Hacine Chérifi et
moi-même nous servira à accumuler une matière
de parole et à développer une complicité
et une écoute nécessaires. Tout le travail consistera
ensuite à maintenir un rapport spontané à
la parole. Hacine Chérifi sera dans la position d'acteur
et de témoin de son histoire. L'interviewer aura pour fonction
de guider la parole, la mettre en perspective, tout en sachant
s'effacer. Il n'y aura pas de texte prédéfini, mais
des orientations qui permettront de dessiner un chemin. Pas de
direction d'acteur mais une écoute tendue chaque soir entre
les deux protagonistes et le public. Le dialogue sera en constante
évolution, libre de s'adapter chaque soir aux intuitions
qui naîtront du plateau et du rapport aux spectateurs.
Traversée du texte
La forme du solo place l'acteur dans une solitude initiale.
Cette solitude sera notre premier outil. Le terrain de travail
sera volontairement dépouillé, simple.
La parole et le corps de l'acteur comme seuls paysages, comme
seules armes et comme seules langues.
Pas de décor mais un espace vide habité par un être
hybride, à la fois guerrier et acteur.
Pas de musique mais la voix seule pour construire le rythme, l'intensité
et les respirations.
Pas de personnage au sens classique du terme, mais une enveloppe
plus fine, perméable, qui permettra à l'acteur de
faire à la fois le récit de la confrontation et
son expérience.
Traverser le texte comme on traverse des tempêtes, avec
ses vents, ses foudres et ses accalmies. Constituer un paysage
de mots et de chair parcouru d'assauts, de chutes, d'accélérations
soudaines, de silences, de suspensions, de plénitude et
d'embrasements.
Ce sera une traversée sensible mais aussi physique. L'acteur
suivra une préparation axée sur la boxe et les arts
martiaux (les dernières semaines, je proposerai à
Hacine Chérifi de mettre les gants avec lui), qui permettra
de créer un terrain de sensation et d'intuition sur le
plateau.
Ce travail visera à construire une certaine intensité
dans le jeu au présent, plutôt qu'une partition rigide.
Le texte écrit constituera le tracé du chemin. Mais
l'acteur devra disposer d'une réelle liberté rythmique,
physique et vocale pour le parcourir, afin de maintenir vivant
son rapport au texte, au public et à sa propre solitude
Mise en relation
Ces deux plans de réalité et ces deux figures
sont à mes yeux distinctes et complémentaires. Le
spectacle reposera sur leur équilibre commun. Comme en
boxe, un grand combat ne peut se faire qu'à deux.
Le solo (texte divisé en trois parties) et l'interview (trois axes et trois temps de parole) se succèderont selon un principe d'alternance.
Nous travaillerons sur le lien tendu entre l'acteur et le boxeur dès le début des répétitions. Le boxeur assistera en spectateur aux répétitions du solo et inversement. Ce lien deviendra central dès que les deux formes seront construites.
C'est le lent cheminement des deux Figures l'une vers l'autre et le face-à-face entre elles qu'il faudra mettre en scène. Comme si ces deux trajets distincts tendaient secrètement vers leur confrontation.
Le travail d'écoute sera prépondérant. La relation ne doit pas être envisagée du seul point de vue de l'affrontement. L'autre sera l'adversaire, l'altérité nécessaire à rencontrer, mais aussi le double, le frère, le miroir. Le trajet de l'un se poursuivra en silence quand l'autre sera pris dans la lumière. Ce sera alors un temps de gestation, d'observation, de préparation intime à sa prochaine prise de parole. Il n'y aura pas de temps vide, d'absence, mais un jeu incessant entre eux, entre le premier et le second plan, un lien permanent sur lequel chacun pourra s'appuyer et qui, peu à peu s'intensifiera, jusqu'au dernier face-à-face.
La confrontation entre les deux
figures sera comme un aboutissement, ou à l'inverse, le
retour à une scène première, originelle.
Chacun l'abordera avec ses armes, son vocabulaire: le boxeur dans
la répétition d'enchaînements de coups et
d'esquives, l'acteur dans sa voix et son corps. L'ensemble étant
envisagé à la fois comme un combat, une danse, une
étreinte. L'instant où les deux figures, après
avoir cheminé seules, se rencontrent, et dans la poussière
de la lutte qui les lie, ne font qu'un.
.
A propos du son
Nous engagerons avec le créateur sonore une recherche
autour des ambiances sonores des combats de boxe. En nous appuyant
sur les enregistrements des combats d'Hacine Chérifi, nous
accumulerons un matériau sonore que nous retravaillerons
afin de le rendre moins identifiable, puis nous le réinjecterons
dans la représentation.
Ces voix réelles du passé (grondements de la foule,
bruits des coups, annonce des combats) entreront par effraction.
Elles contribueront à ancrer l'affrontement à la
limite du visible et de l'invisible, du présent et du passé,
du réel et de l'imaginaire. ( retour au sommaire
)
.

« A cette heure, elle
n'est plus loin, elle est là, pour moi toute proche, la
cruelle mort.
Nul moyen de lui échapper. C'était donc là
depuis longtemps le bon plaisir de Zeus.
Et voici maintenant le Destin qui me tient.
Eh bien ! non, je n'entends pas mourir sans lutte ni gloire, ni
sans quelque haut fait, dont le récit parvienne aux hommes
à venir. »
Il dit, et il tire le glaive aigu suspendu à son flanc, le glaive grand et fort; puis, se ramassant, il prend son élan, tel l'aigle de haut vol, qui s'en va vers la plaine, à travers les nues ténébreuses ; tel s'élance Hector, agitant son glaive aigu. Achille aussi bondit ; son cur se remplit d'une ardeur sauvage ; il couvre sa poitrine de son bel écu ouvragé ; sur son front oscille son casque étincelant où voltige la crinière d'or splendide qu'Héphaestos a fait tomber en masse autour du cimier.
Comme l'étoile qui
s'avance, entourée des autres étoiles, au cur de
la nuit, comme l'Etoile du soir, la plus belle qui ait sa place
au firmament, ainsi luit la pique acérée qu'Achille
brandit dans sa droite, méditant la perte du divin Hector
et cherchant des yeux, sur sa belle chair, où elle offrira
le moins de résistance. »
Homère. L'Iliade.
Chant XXII
Distribution
Texte, mise en scène et interviewer
Yan ALLEGRET
Assistante à la mise en scène
Maya VIGNANDO
Avec
Hacine CHERIFI
Distribution en cours
Dramaturgie
Clyde CHABOT
Lumières
Orazio TROTTA
Création sonore
En cours
une partie du Crew
De bas en haut et de gauche à droite:
Maya Vignando (assistante à la mise en scène), Orazio Trotta (éclairagiste scénographe), Clyde Chabot (dramaturge), Yan Allegret (auteur metteur en scène onterviewer), Hacine Chérifi (boxeur) et Nordine (invité).
Yan ALLEGRET
Yan Allegret est auteur, metteur en scène et acteur.
Il dirige la compagnie (&) So Weiter.
Depuis 1998, il a écrit et mis en scène « Vermisse Dich » (1997), « Jouer du piano Ivre » (1999), « Elle respire encore » (2000), « Rachel » (huit créations différentes entre 2001 et 2005), « Monstre(s) » (2002. Lecture-concert) « Projet Solo » (2004) et « Natures Humaines » (2005). Entre 2002 et 2005, il mène des ateliers d'écriture au forum de Blanc-Mesnil scène conventionnée, et met en scène les textes écrits dans le cadre des restitutions : « Ce que nous sommes » (2003), « Paysages de désir » (2004) et « Les tarentelles » (2005. En collaboration avec Anne Monfort)
Les créations de la compagnie ont été présentées en France aux "Inédits" du Centre International de Poésie de Marseille, au Théâtre Éphéméride (Val de Reuil), à Gare au Théâtre (Vitry-sur-Seine), au Théâtre des Bernardines (Marseille), au Festival « Acteurs, acteurs » (Tours), au Théâtre l'Astronef (Marseille), au Forum de Blanc Mesnil, à Naxos Bobine (Paris), à Montévidéo (Marseille), à la Chartreuse dans le cadre des Contemporaines, au Théâtre de Lenche (Marseille), au 3 Bis F - centre d'arts contemporains d'Aix en Provence, dans le cadre des tournées CCAS, à la Mousson d'été et à l'étranger au Festival d'Almada (Portugal).
En tant qu'auteur, Yan Allegret est soutenu par la DMDTS (aide à la création, aide à la commande) et le centre national des livres (bourse d'encouragement). Il a été lauréat de la Fondation Beaumarchais, résident à la Chartreuse de Villeneuve les Avignon et récemment lauréat de la Villa Kujoyama. Des textes ont été publiés aux éditions Les Impressions nouvelles, aux éditions de la Gare ainsi que dans la revue Réseaux de conduite.
Yan Allegret écrit régulièrement
pour la compagnie « La Communauté Inavouable ».
Ses textes « Le corps des rivières »
(2005), « Ils tracèrent des chemins sans direction
vers la nuit de leurs corps » (2003), « Face-à-face
ou la nuit des corps » (2001. Ecriture et création
au Burkina Faso), « Cet étrange devoir du bonheur
» (2000), « La chanson de la main »
(1997) ont été mis en scène par Clyde Chabot.
Il répond aux commandes du festival Opening Nights («
Monstre(s) », 2001. Mis en scène Michel Cerda)
et de la compagnie La Lucarne (« Les après-midi
aveugles ». 2001. Mis en scène Yvan Dmitrieff).
Yan Allegret travaille actuellement à l'écriture
de deux textes « La plénitude des cendres »
et « Bodaï » qui évolueront
en diptyque. « La plénitude des cendres »
est actuellement en cours d'écriture, « Bodaï
» sera l'objet de la résidence de Yan Allegret
à la Villa Kujoyama à Kyoto (Japon) entre juin
et septembre 2006.
Parallèlement à
ses activités d'écriture et de mise en scène,
Yan Allegret participe en tant qu'acteur à plusieurs projets
et mises en scène de Clyde Chabot au sein de la compagnie
La Communauté Inavouable (Hamlet Machine
d'Heiner Muller, Un peu de poussière de chair, la nuit),
de Mathieu Cipriani (Prométhée enchaîné
d'Eschyle, Guerre au Château, Paix aux chaumières),
de Louis Dieuzayde ( Philoctète d'Heiner
Muller), Franck Dimech (Les Bacchantes d'après
Euripide, Roberto Zucco d'après Bernard-Marie
Koltès, Lagartos) et de François Michel Pesenti
(Several Species of Small Furry Animals Gathered Together in
a Cave and Groowing with a Pict). Il participe
en tant qu'artiste indépendant au Projet de création
KO de Gilles Ruard depuis 2002. ( retour au sommaire )
Hacine CHERIFI
Né en 1967, Hacine Chérifi a été
successivement champion de France, d'Europe et du monde de boxe.
Sa carrière s'est déroulée en majeure partie
dans la catégorie des poids moyens (entre 69 et 72 kg).
Elle s'étend sur treize ans et totalise 48 combats, 36
victoires dont 20 Ko, un nul et 11 défaites.
Hacine Chérifi passe professionnel en 1992. Invaincu, il
dispute son premier titre de champion de France en 1994 à
Levallois et s'incline par arrêt de l'arbitre à la
huitième reprise, contre Gino Lelong.
Un an plus tard, il remporte le titre face à Thierry Trevillot.
Après un nul contre Erland Bétaré, il enchaîne
une série de 6 victoires consécutives qui le conduisent
à son premier championnat d'Europe, face à Alexander
Zaitsev, en Octobre 1996. Il remporte le match aux points et devient
champion d'Europe des poids moyens. Il défendra deux fois
victorieusement son titre (notamment une victoire phénoménale
par KO contre Neville Brown).
Il abandonne son titre européen en 1997 pour une opportunité
mondiale. Elle se situe dans la catégorie des super-moyens,
face à Robin Reid. Chérifi perd aux points, au terme
d'un match extrêmement disputé. Paradoxalement, ce
match l'impose comme prétendant mondial au titre des moyens.
La confrontation avec le champion en titre, Keith Holmes, est
organisée le 2 Mai 1998 à l'Astrobale à Lyon.
Hacine Chérifi accule le champion pendant 12 rounds, le
soumettant à une pression permanente. Holmes met à
terre Chérifi dans la neuvième reprise, mais ne
peut conclure le combat. Chérifi relance son pressing et
s'impose à l'issue des douze reprises à l'unanimité
des juges. Il devient le premier champion du monde des poids moyens
depuis Marcel Cerdan. Il le restera un an durant.
La revanche contre Holmes se déroule à Washington
en 1999. Hacine Chérifi perd son titre au terme d'une erreur
d'arbitrage. Il est arrêté dans la septième
reprise. Holmes reprend son titre. Il n'y aura pas de troisième
affrontement. Mais Hacine Chérifi fait à présent
partie de l'élite mondiale des poids moyens. Il remporte
quatre victoires entre 1999 et 2000, avant de se voir offrir une
nouvelle chance mondiale, face à William Joppy. Le championnat
est organisé au MGM Grand de Las Vegas, un des temples
de la boxe. Le combat que mène Hacine Chérifi face
à Joppy est, de son propre avis, l'un des plus dur de sa
carrière. Chérifi va au sol dans les
huitième et neuvième reprises. Il va au bout des
douze rounds grâce à une détermination impressionnante,
mais perd aux points.
Hacine Chérifi continue d'enchaîner les victoires,
jusqu'à une nouvelle opportunité mondiale à
Puerto Rico face à Harry Simon, en juillet 2001. Là
aussi, il perdra aux points, mais marquera le public par sa résistance
et sa boxe généreuse. Tant et si bien qu'il est
appelé à nouveau en mai 2002 à Puerto-Rico,
pour affronter cette fois l'idole nationale et légende
vivante de la boxe des années 90-2000 : Félix «
Tito » Trinidad. Dans une salle survoltée, Hacine
Chérifi fait face à celui qui a été
longtemps considéré comme le meilleur boxeur toutes
catégories confondues, et s'incline logiquement par arrêt
de l'arbitre au quatrième round.
De retour en France, Chérifi demande à être
challenger au titre national. En Octobre 2002, il reprend 8 ans
après sa ceinture face à Christophe Tendil. En 2003,
il échouera dans la conquête successive des titres
de champion d'Europe et champion du monde IBO des poids moyens,
face à Howard Eastman et Brian Magee. Il perd son titre
national face à Franck Mezzache en 2004, mais continue
de combattre jusqu'en Juin 2005, enchaînant victoires et
défaites. Il raccroche les gants en Juin 2005, fort d'une
carrière exceptionnelle, traversée avec une humilité
et une générosité jamais démenties.
J'ai rencontré Yan Allegret autour de son projet "la
plénitude des cendres".
J'ai trouvé ce projet très intéressant, les
similitudes entre la boxe et le théâtre sont évidentes
et bien présentées.
Je suis heureux de faire partie de ce travail, avec mon vécu.
Hacine Chérifi ( retour au sommaire )
Revue de presse
- Revue Regards. Janvier 2005.
- Le Progrès. 3 Mai 1998.
REGARDS Janvier 2005, numéro 13
Qui dira quoi aujourd'hui ?
CREATIONS
Par Diane Scott
Les éditions Théâtrales publient ces temps-ci
une assez rapide anthologie des auteurs de théâtre
de langue française. Complétons-la modestement aujourd'hui
avec la présentation de Yan allegret, jeune auteur de théâtre,
acteur et metteur en scène.
ALLEGRET, YAN
Départs
1. L'HUMEUR AMBIANTE
D'aucuns identifient la période actuelle comme l'ère
de la personnalité narcissique. A regarder le monde de
l'écriture dramatique, fût-ce de loin, il y aurait
de quoi étayer cette thèse, la visibilité
y étant bien plus souvent le produit de l'activisme que
du talent. Il faut dire que la promesse que contient le théâtre
d'une immédiateté avec un public contribue certainement
de nos jours à attirer les auteurs. On en vient presque
du coup à suspecter le succès, avec bêtise
du reste même si avec raisons, comme un signe de compromission
avec ce qu'attend le marché du spectacle. Et force est
de constater combien, de fait, combien les jeunes auteurs célébrés
sans guère de mesure, peuvent laisser songeur : Fabrice
Melquiot, Laurent Gaudé, David Lescot, pour ne citer qu'eux,
parmi les plus exposés. Benoît Lambert met ces temps-ci
à l'honneur une pièce d'Hervé Blutsch qui
n'a rien à envier à ses confrères en termes
de complaisances avec l'humeur ambiante. Bref, quand on en tient
un qui, quoiqu'il aimerait, ne fond pas complètement sous
les feux des rampes les plus huilées, on l'examine avec
plus d'intérêt et, osons-le, d'allégresse
que les autres. Yan Allegret, donc. Trente ans, comme les autres,
un peu plus maigre peut-être. Et, à ce qu'il semble,
un rapport à l'écriture qu'on lui souhaite de continuer
à apprendre à cultiver et à préserver
tant la tourmente engloutisseuse du média carnivore
guette l'âme fragile et désireuse d'être choyée
du poète vagabond. Autrement dit : le capitalisme mène
sa guerre victorieuse contre le bon goût. Tentons d'y remédier.
2. L'UNIVERS YAN
Ce garçon est un (jeune) auteur, acteur, metteur en
scène comme il en sort quelques poignées à
chaque décennie de nos provinces. La sienne, c'est Montpellier,
d'abord, et Marseille, ensuite, pour les premières années
de formation. Acteur parce que tout le monde commence par être
acteur, c'est traditionnellement le pot commun d'où les
autres vocations théâtrales émergent ; metteur
en scène parce qu'il est plus rapide de travailler en se
distribuant soi-même et de faire entendre ses textes en
les montant que d'attendre qu'ils plaisent ailleurs ces
opportunités ne sont pas négligeables puisqu'elles
révèlent des talents, Spiro Scimone a commencé
la mise en scène comme ça, par exemple, auteur parce
que Laissons là les raisons secrètes prendre le
relais de l'affaire. En la matière, la fin justifiera les
moyens, reste donc à se pencher sur l'objet.
Devant le sombre réel et l'abattement post-moderne, deux
types de postures dominent, le repli asiatique faisant fi du remous
et le nihilisme parodiant le monde avant que d'en être dupe.
Yan Allegret serait plutôt de la première catégorie.
C'est-à-dire que ça se situe d'emblée dans
une forme de gravité, un rapport ambitieux à la
scène. On ne cessera d'ailleurs de lui savoir gré
de cette importance du plateau qui pointe dans son travail, comme
la désignation d'un espace en toutes fins sacré.
Avec inévitablement (?), courant le long du chemin, l'ornière
de la complaisance qui va avec la posture zen (l'ai-je bien descendu
?) et cette colère contenue de la présomption à
se sentir seul contre tous. Il y aurait bien finalement quelque
chose d'un peu mousquetaire monacal chez Yan Allegret, avec son
élégance urbaine, son engouement pour les arts martiaux,
sa componction.
Ecriture au cordeau, rythme de phrases courtes, venu peut-être
pour parti d'Heiner Müller, qu'il connaît pour l'aimer,
et le dire à l'occasion dans le spectacle de Clyde Chabot,
Hamlet-Machine (virus). C'est en même temps d'une
veine tout à fait lyrique, avec, dans la tradition post-dramatique,
ce goût pour le fragment et la répétition.
L'écriture de Yan Allegret travaille à un univers
de plis, de stations, d'enlisements. On regarde autour de soi,
on y attend des gens, on essaie de nommer. Avec cette ambiguïté
de l'essai, ce narcissisme de la tentative. C'est un lyrisme à
petit pas, à croupetons, puisqu'il aime Beckett, un lyrisme
à la Jon Fosse aussi. On pense un peu à Duras, dans
cette façon d'essayer de capter avec les mots les plus
étroits des réalités supérieures,
comme le jour miroite à la surface de l'écuelle
du chat. Il y a indéniablement un charme dans cette écriture,
à laquelle on souhaite les rebondissements intérieurs
qu'elle promet et, plus prosaïquement, les publications adéquates.
L'année 2005 inaugure une nouvelle ère : les
Après-Midi aveugles vont être édités
aux Impressions nouvelles, la jeune maison d'édition franco-belge
créée en 2001. Christian Rullier y dirige la collection
théâtre.
L'univers scénique aussi est de cette teneur, dans ce désir
de vide. C'est plutôt une belle aspiration, de ne pas fuir
dans l'affolement pseudo festif, ça a aussi l'honorabilité
d'être plus à nu devant l'erreur. De ça aussi
on lui sait gré. Que son goût d'être vu ne
nous cache pas les failles, qui donnent une chance au réel.
La plupart des spectacles de Yan Allegret offrent des processus.
L'air du temps est au chantier, Yan a le mérite de les
assumer. Car il y a, à l'horizon de la posture du moine
et de la sacralisation du geste, l'écueil de la rétention,
le silence, qu'il a la générosité de contourner
sans le perdre de vue. Son texte et spectacle Projet Solo a
connu plusieurs étapes de mûrissement et de représentation
: Gare au Théâtre à Vitry-sur-Seine, Naxos
Bobine à Paris, le Forum de Blanc-Mesnil, sont autant de
lieux qui auront accompagné (et accompagnent encore pour
les deux derniers) le trajet de ce bizarre et stimulant objet,
où Yan est auteur, acteur et metteur en scène. La
publication devrait peut-être aussi permettre que d'autres
s'emparent de ces propositions et que s'y mélangent d'autres
pâtes. A moins qu'il ne s'agisse là, comme il arrive,
d'une uvre à vocation solipsiste, qui ne trouve que dans
son quant à soi et dans l'empilement de ses obsessions
l'intelligence de son propre langage. Quelle que soit la forme
de devenir qu'il se prépare, longue vie donc au travail
de Yan Allegret. DS
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Appendice
« La plénitude des cendres »
est le premier volet d'un diptyque intitulé consacré
à la rencontre entre les arts du combat et le théâtre.
« La plénitude
des cendres» prend comme point d'appui la boxe anglaise,
d'origine européenne, qui est, dans la tradition occidentale,
la discipline d'affrontement la plus reconnue et la plus pratiquée.
Le second volet du diptyque, « Bodai »,
s'intéressera à la culture japonaise et à
sa relation particulière aux arts du combat, notamment
l'inscription de l'affrontement dans le domaine du sacré
et de la transcendance.
De juin à Septembre 2006, Yan Allegret sera en résidence
à la villa Kujoyama à Kyoto pour écrire le
texte « Bodai ». La création
théâtrale de ce texte réunira une distribution
franco-japonaise est prévue sur la saion 2007-2008.
Au cours de ce séjour, Yan Allegret dirigera un stage à
Tokyo avec les acteurs de la compagnie Seinendan, à l'invitation
d'Oriza Hirata. Dès le printemps 2007, cette collaboration
donnera lieu à une première création de Yan
Allegret au théâtre Agora, de Tokyo.
Dans le cadre de ce diptyque, Yan
Allegret a écrit plusieurs articles ainsi qu'un journal
de la pratique d'Aïkido, mis à jour régulièrement.
Ces textes sont consultables sur le site www.soweiter.net.
A moyen terme, les deux volets du diptyque résonneront
l'un vers l'autre et pourront être présentés
ensemble.
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Rencontres autour du projet La plénitude des cendres
Cérémonie des gants d'or 2005, le 11 Janvier 2006.


Yan Allegret & Jean-Marc Mormeck (ancien champion unifié
WBA et WBC des poids lourds-légers)
légende:
Jean-Marc Mormeck a été successivement champion
WBA puis à réunifié la ceinture WBC au printemps
2005. Il vient tout juste de perdre ses ceintures lors du championnat
du monde unifié face au tenant IBF, O Neil Bell au Madison
Square Garden de New York. Il demeure à ce jour l'un des
tous meilleurs boxeurs mondiaux de sa catégorie.
Figure d'indépendance, Jean-Marc Mormeck n'a pas hésité
à rompre avec le boxing-buiseness français pour
aller tenter sa chance aux Etats-Unis, ce qui lui a permis de
construire une carrière hors du commun et qui ne saurait
s'arrêter après sa défaite de début
janvier.

Yan Allegret & Mayar Monshipour (champion du monde WBA des
super-coqs)
légende: Mayar Monshipour est l'un des deux champions du
monde français actuels. Sa boxe est extrêmement offensive
et basée sur un pressing permanent. Il a défendu
sa ceinture à trois reprises en 2005. J'espère le
voir combattre cette année pour un titre unifié.
Rencontres autour du projet La plénitude des cendres

Canal +. 28 Janvier 2006. Christian Delcourt, Yan Allegret, Jean-Claude Bouttier dans les studios de Canal +. Un prochain reportage sur "La plénitude des cendres".
Christian Delcourt et Jean-Claude
Bouttier sont les "voix" de la boxe en France.
Commentateurs attitrés de Canal + depuis la création
de la chaîne, ils ont couvert les plus grands combats de
ces vingt dernières années, en France et à
l'étranger.
Beaucoup d'adeptes de la boxe ont passé des nuits blanches
à regarder les retransmissions en direct qu'ils commentaient
depuis Las Vegas ou le Madison Square Garden de New York.
Ils ont couvert les combats de Tyson, Hagler, Hearns, Leonard,
Duran, De la Hoya, Whitaker, Trinidad, Chavez, Mayweather, Tiozzo,
Mormeck, Monshipour, pour ne citer que ceux-là.
Jean-Claude Bouttier, ancien boxeur poids moyens (célèbre
pour avoir affronté à deux reprises le Carlos Monzon)
et Christian Delcourt ont commenté le 2 Mai 98 le championnat
du monde victorieux d'Hacine Chérifi.
Dans le cadre de leur émission hebdomadaire consacrée
à la boxe sur Canal Sport, ils réaliseront un reportage
sur les répétitions et la création de "La
plénitude des cendres". A suivre donc.

(&) So Weiter
/ Haute Tension
1er round. Décembre 2006
|
Pour la
première semaine de répétition de "la
plénitude des cendres", (&) So Weiter a souhaité
nouer des liens avec des clubs d'arts de combat. Le 22 décembre,
l'équipe de la Plénitude s'est rendue à
haute Tension pour y rencontrer les principaux champions du club. |
David Baron, Hacine Chérifi, Yan Allegret, Jean-Marie Merchet et Jean-François Lenogue.

Jean-Marie Merchet et Yan Allegret
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Jean-Marie Merchet est le pionnier de la boxe thaïlandaise en France. Issu du karaté, il a fondé il y a plus de vingt ans le club Haute-tension, devenu aujourd'hui une référence dans le domaine des arts pieds-poings. Jean-Marie Merchet a accompagné la naissance du free-fight en France. Une grande part des combattants français actuels ont pratiqué dans sa salle de Vitry-sur-Seine. Il est à l'heure d'aujourd'hui l'un des rares coachs de free fight en France. |
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